France

La loi travail adoptée au forceps

La loi travail adoptée au forceps par le gouvernement.

Le gouvernement a été incapable de convaincre la population, 70% de l’opinion est toujours opposé à sa loi rétrograde. Pendant 4 mois, il est resté complètement « sourd » face à un mouvement qui a trouvé une multiplicité de formes pour affirmer son rejet d’une loi qui fait revenir le monde du travail des décennies en arrière. Le seul dialogue du gouvernement aura été les matraques, les gaz, les canons à eau des forces de répression contre les manifestants… sans succès. A longueur d’ondes, les discours patronaux et gouvernementaux ont tenté de nous faire croire que le progrès social n’est envisageable qu’à la seule condition de renoncer à un certain nombre de nos droits et acquis.
Leur discours est simple : « Travailler plus, être moins payé et pouvoir être viré plus facilement ! »

Cette loi instaure autant de codes du travail, qu’il existe d’entreprises, d’organismes d’établissements avec des droits et protections différents selon l’endroit où l’on travaille, selon la présence ou non d’organisations syndicales attachées à la défense des intérêts des salariés. Le Code du Travail est le socle commun collectif de l’ensemble des salariés. Les négociations de branches (conventions collectives) et d’entreprises doivent améliorer ces garanties. La loi travail inverse cette hiérarchie des normes. Le Gouvernement est passé en force en utilisant le 49.3…un véritable déni de démocratie !

 

Malgré ce passage en force, la détermination reste intacte. Nous le rappellerons le 15 septembre.

 

Le 15 septembre, à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF, FIDL, UNL Pour l’abrogation de la loi Travail, mobilisons nous par la grève et dans la rue !